Jeu de go, de dames et d’échecs : une approche comparée des pensées chinoises et occidentales.

Comment les occidentaux et les chinois apprennent et comprennent-ils ? Comment sont construites leurs connaissances ? Quelles distinctions ? Quelles complémentarités ? Quels contrastes ? Quelles conséquences dans le quotidien des affaires ?

Dans le cadre de ses recherches en théorie des organisations, et plus particulièrement en gestion des connaissances, notre camarade Marc Idelson, ancien responsable opérationnel aujourd’hui enseignant-chercheur, a étudié les diverses traditions épistémologiques chinoises et occidentales. Des tendances se distinguent, se complètent et mènent à des contrastes dans les représentations et les stratégies d’acquisition de la connaissance.  Cela se traduit sur le terrain managérial par des structures organisationnelles et des prises de décisions également contrastées.

C’est ce cheminement qui sera exposé le jeudi 20 décembre de 18h30 à 20h00, à la salle de classe de l’AX, 5 rue Descartes à Paris 75005.

Marc Idelson (尹丹森), 48 ans, ingénieur, diplômé de l’Ecole Polytechnique, de TelecomParisTech et de HEC Paris, a évolué entre des responsabilités opérationnelles au sein des groupes financiers Allianz et BNP Paribas, des activités de recherche industrielle (au sein de SAP, de BNP Paribas, de CDHT et d’OWI Technologies) et de recherche académique.

Après avoir enseigné à l’ESSEC et à HEC Paris, Marc a rejoint en 2011 la faculté permanente de la HSBC Business School de Peking University (Beida), basée à Shenzhen, en Chine où ses recherches portent sur la gestion des connaissances, et son enseignement, l’entrepreneuriat et l’éthique des affaires .

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Des sciences humaines aux Sciences de l’Homme et de la Société

Pendant longtemps, le seul critère de scientificité fut celui proposé par Descartes, formalisé par Auguste Comte, parachevé dans les Principia Mathematica de Russel. Pour être reconnu comme science, il fallait se soumettre à l’objectivité scientifique, à l’analyse causale et au raisonnement hypothético-déductif. Nous, polytechnicien, avons été d’abord formés comme praticien de cette approche.

Pour être considérées comme une science par les sciences qui se targuaient d’être « exactes »,  les «  sciences humaines », ont longtemps été tenues de se plier à ces critères positivistes : il fallait se donner un objet, et lui appliquer ces critères. Cela a conduit à des formulations de sciences segmentées par leur objet : humaines, sociales, économiques. Cette segmentation était acceptée mais le plus souvent vécue comme inadéquate par les chercheurs rigoureux de ces disciplines. Il faut en effet, pour le coup, un manque certain de rigueur scientifique pour parler de sciences humaines ou de sciences sociales, laissant entendre que les autres sont inhumaines, antisociales ou asociales. Elles forment un tout et ce tout peut faire l’objet d’une connaissance non réductrice.

La transition de paradigme dans les sciences physiques a conduit à l’affirmation profonde que nous n’atteignons pas le réel. Le sujet observant affecte sa représentation de l’objet. La conception que nous avons du ‘réel’ est forcément façonnée par notre perception. G. Bachelard invitait déjà dans les années 30 à un nouvel esprit scientifique construit sur une épistémologie non cartésienne.

Depuis la révolution scientifique de la mécanique quantique, nous assistons à l’émergence et à la construction d’un nouveau paradigme et à d’autres critères de scientificité, qui requièrent au moins autant d’obstiné rigueur que le positivisme. J. Piaget, T.S. Kuhn, K. Popper, H.A. Simon, E. Morin, J.L. Le Moigne, pour n’en citer que quelques uns,  développent de nouveaux fondements épistémologiques communs à toutes les disciplines, « dures » ou « molles » – cette qualification populaire ne bénéficiant pour le coup d’aucune légitimation épistémique. Ces nouveaux fondements permettent de repenser l’unité des sciences, d’intégrer et de dépasser les limites inhérentes au positivisme. Ces fondements sont ceux du constructivisme, de la systémique, de la pensée de la complexité et des sciences de conception.

Pour établir des connaissances sur l’action humaine, nous sommes donc en train de passer d’un critère de « vérité (présumée) objective » à « représentation (tenue pour) intelligible par un sujet modélisateur et adaptée à son expérience du phénomène étudié ». Ce nouveau paradigme implique une transformation de paradigme profonde dont les SHS ont été en partie les initiatrices.

Ce renouvellement épistémologique profond n’a encore que très peu atteint la culture interne des institutions d’enseignement et de recherche, ni a fortiori celle des entreprises et de l’état, qui sont encore très enracinées dans les fondements positivistes. Faire connaître ce renouvellement dans ses implications les plus concrètes, dans l’entreprise et la société, au travers des retours d’expérience de terrain, fait partie des missions de notre groupe X-Sciences de l’Homme et de la Société.

Amicalement,

pour le bureau, Michel Paillet, président de X-SHS

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Les rencontres de X-SH, Robert Branche, agir dans l’incertitude, diriger en lâchant prise

L’association X – Sciences Humaines accueille

le mercredi 17 octobre à 18h30

Robert Branche
« Agir dans l’incertitude »
Diriger en lâchant prise

Pendant longtemps, on a cru que le progrès des sciences allait progressivement maîtriser l’incertitude et les aléas qu’affrontent les entreprises et les organisations. L’essor récent de domaines comme les neurosciences, les mathématiques du chaos ou la biologie ont montré qu’il n’en était rien, et qu’au contraire l’incertitude croissait sans cesse et était le moteur de notre monde. Faut-il alors jouer sa stratégie au loto et diriger au petit bonheur ? Certainement pas. Comment donc diriger une entreprise en prenant appui sur l’entreprise ?

Robert Branche est conseil de direction depuis 1988, d’abord au sein de grands cabinets internationaux – Senior Partner de Bossard Consultants, Vice Président de Mercer Management Consulting -, puis depuis plus dix ans en indépendant.
Il est spécialisé dans l’accompagnement des équipes de direction dans la définition et la mise en œuvre de stratégies innovantes en univers incertain : pour lui, l’incertitude est d’abord source d’espoir, de différentiation et de création de valeur réelle.
Dans son premier livre « Neuromanagement », paru en 2008, il traite de l’importance des processus inconscients dans les entreprises et comment, en s’appuyant sur eux, développer performance et réactivité. Dans « les Mers de l’incertitude » paru en 2010, il expose comment tirer parti de l’incertitude et diriger en lâchant prise. Sur son blog, www.neuromonde.fr, il ouvre plus largement le débat sur le management de nos sociétés et de nos pays dans ce qu’il appelle le «Neuromonde».
Robert Branche a commencé sa carrière comme haut fonctionnaire au sein de l’administration, puis du groupe L’Oréal avant de s’orienter vers le conseil. Il est ancien élève de l’École Polytechnique ParisTech et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées ParisTech.

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Présentation de la vocation originelle du groupe

 

Le Groupe X-Sciences Humaines s’intéresse à l’évolution des rapports entre l’homme, l’entreprise, et la société. Il est centré sur la personne, son développement, le sens qu’elle donne à son engagement professionnel, ainsi que sa façon de le pratiquer, dans l’entreprise comme dans d’autres structures. Il s’efforce aussi de donner un éclairage sur les évolutions sociétales.
Il s’appuie sur des retours d’expérience de managers et d’acteurs en ressources humaines. Les intervenants sont principalement des camarades ayant un parcours diversifié et prêts à partager leur expérience, leurs réflexions et leurs travaux.
Les conférences-débat ont lieu de 18h30 à 20h, et donnent une large place aux discussions entre participants. Ces discussions se prolongent lors d’un repas pour ceux qui le souhaitent, pour favoriser le caractère amical de ce groupe.

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Compte rendu rencontre X-SH: Jean-Louis Le Moigne, les nouvelles sciences de l’Homme et de la Société

La conférence du 28 juin 2012 avait pour présentation: page d’annonce de l’évènement

Jean-Louis Lemoigne nous a délivré, à travers son parcours personnel, une vision de l’évolution des sciences, de l’émergence puis du développement des sciences de l’homme et de la société. Il s’agit d’une vision du monde qui remet en cause les paradigmes dominants depuis 3 siècles du cartésianisme et du positivisme.

Une conférence pleine de vigueur, d’érudition et d’anecdotes, qui permettra à l’auditeur d’être stimulé et de s’ouvrir, en réunissant ensemble les grands courants de pensées des sciences de l’Homme et de la Société.

 

 

Quelques documents pour compléter la conférence:
Projet d’établissement 2002 du CNRS
Projet d’établissement qui est général et pas réservé aux seules SHS. M. Le Moigne s’est référé aux 15 premières pages (sur 50) : large présentation d’ensemble de la politique scientifique affichée par le CNRS en 2002 et toujours affichée sur le site du CNRS
Rapport CNRS de 2004 consacré uniquement aux Sciences de l’homme et de la société
L’expérience de la responsabilité appelle l’éthique, qui appelle …
les paradoxes de l’ingénieur
Intelligence de la complexité

et la présentation powerpoint:

 

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Les rencontres de X-SH: Jean-Louis Le Moigne, systémique et complexité

L’association X – Sciences Humaines a accueilli

Jean-Louis Le Moigne

Professeur Emérite – science des systèmes – à  d’Aix-Marseille Université-

Président de l’Association Programme européen Modélisation de la CompleXité -MCX

Et Vice Président de l’Association pour la Pensée Complexe APC

Réseau Intelligence de la Complexité

www.intelligence-complexite.org

le jeudi 28 juin à 18h30,

à la salle de l’Amicale de l’X, au 5 rue Descartes, 75005 Paris

pour une intervention, des échanges et un repas amical sur le thème :

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Les « nouvelles » sciences de l’Homme et de la Société:

‘Les vérités sont choses à faire et non à découvrir’.

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« Comme il faut une différence des températures des sources pour une machine, ainsi une différence d’ordre – désordre pour le travail de l’organisation. Tout ordre ou tout désordre et rien ne va » (formule emprunté à Paul Valéry, qui définit ainsi le travail de l’esprit). Entre l’image rassurante du défilé militaire si bien ordonné, et l’image  fascinante du vol d’étourneaux si désordonné, l’organisation de l’action collective cherche non plus des ‘penses bêtes’ que l’on applique, mais des ‘penses intelligents’ à l’aide desquels on puisse s’exercer à travailler à bien penser … et à délibérer : ainsi se forme et de déploie le Paradigme de la Complexité.

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Jean-Louis Le Moigne est Ingénieur de l’École Centrale Paris (1955), diplômé ITP Harvard Business School et Sloan School of Management MIT (1970-71). Il a effectué une carrière de cadre industriel (1959-1971) au sein du Groupe Shell France avant de devenir professeur et chercheur (1971-1997) en sciences des systèmes et sciences de l’ingénierie des organisations.

Co-fondateur, en 1975, puis Directeur (1988-1997) du GRASCE (Groupe de Recherche sur l’Adaptation, la Systémique et la Complexité Économique, CNRS & Univ. Aix-Marseille), Jean-Louis Le Moigne a été membre des comités de rédaction de plusieurs revues scientifiques internationales (Système, Information, Décision, Organisation). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont « La Théorie du Système Général, Théorie de la Modélisation », PUF (1977, rééditions complétées en 1983, 1990, 1994. Nouvelle édition complétée en 2004 en e-book) « la Modélisation des Systèmes complexes » (1990, Éd. Dunod. Réédité en 1999), « Le Constructivisme », 3 tomes, (2002 et 2003, Éd. l’Harmattan), « Les Épistémologies Constructivistes » (1995, ré édité 2007 PUF, « Que sais-je ? »), « L’Intelligence de la Complexité » (avec E. Morin, 1999, Éd. l’Harmattan,) et « Intelligence de la Complexité, Epistémologie et Pragmatique » (Colloque de Cerisy, 2007, Éd de l’Aube)

La pensée de Jean-Louis Le Moigne, est profondément inspirée, selon ses propres dires, par celle d’Edgar Morin, Jean Piaget, Herbert Simon, Gaston Bachelard et Yves Barel, ainsi que par les « trois V » : Giambattista Vico, Paul Valéry et Léonard de Vinci.

En retraite depuis 1997, Jean-Louis Le Moigne, aujourd’hui professeur émérite à Aix-Marseille Université, continue de se consacrer activement à l’Animation du Réseau Intelligence de la Complexité (animé par l’Association européenne du Programme européen Modélisation de la CompleXité et l’Association pour la Pensée Complexe – APC dont le président est Edgar Morin), via notamment la Collection INGENIUM aux Éditions L’Harmattan et la diffusion des Inter-Lettres Chemin Faisant présentant les nouveautés du Site  du Réseau Intelligence de la Complexité.

 

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